Tout d’abord un mot d’explication sur le (DCS) : c’est un système qui permet d’augmenter drastiquement la trainée aérodynamique de l’avion et donc de diminuer fortement la distance d’atterrissage. Cas typiques d’utilisation : atterrissage sur une piste courte ou glissante (enneigée par exemple), atterrissage avec un poids/une vitesse élevés ou lors d’un problème de freins. Le drag chute est donc un moyen de freinage supplémentaire en plus des freins et du crochet d’arrêt.
Tous les F-35 ne disposent pas de ce système. Parmi les utilisateurs on compte quelques pays nordiques comme la Norvège et les Pays-Bas notamment.
Le système est logé dans un module dédié, situé juste au-dessus de la tuyère et entre les dérives. Après l’utilisation, le pilote largue le parachute en bout de piste, lequel est récupéré, reconditionné et réinstallé.
Le but de cette première utilisation (premier test) du Drag Chute System (DCS) était simplement de vérifier le bon fonctionnement du système. Tout s’est passé comme prévu. Des tests supplémentaires seront effectués pour entraîner tout le personnel impliqué. En effet, le F-16 belge n’en est pas équipé, c’est donc une capacité nouvelle pour nos avions de chasse.
Sur certaines bases du Nord, là où les pistes peuvent être froides, humides ou glacées, chaque atterrissage demande un niveau de précision absolu.
C’est là qu’intervient un système aussi discret qu’efficace : le drag chute.
Installé à la base de la dérive, ce parachute de décélération est déployé juste après le toucher des roues. En quelques instants, il capte l’énergie de l’avion et la transforme en traînée, offrant un ralentissement fluide, maîtrisé et indépendant de l’adhérence au sol.
👉 Concrètement :
- Une meilleure maîtrise sur pistes contaminées
- Une réduction des distances d’arrêt
- Un complément fiable aux systèmes de freinage classiques
Ce qui est fascinant, c’est le contraste.
D’un côté, un avion de 5e génération, concentré de technologie et de furtivité.
De l’autre, un principe simple, éprouvé depuis des décennies… mais toujours redoutablement efficace.
Le résultat ?
Une capacité à opérer en toute confiance, même dans des environnements où les conditions ne pardonnent pas.
Un rappel que, dans l’aviation, la performance ne repose pas seulement sur la puissance – mais sur la maîtrise.
